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 Vous allez adorer me détester ♥

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MessageSujet: Vous allez adorer me détester ♥   Mar 3 Fév - 22:38

→ EN COUPLE OU CÉLIBATAIRE ? PARLE-NOUS UN PEU DE TA VIE SENTIMENTALE ACTUELLE

Oula... Vous aimez la difficulté vous, non ? Mais si vous y tenez... Eh bien figurez vous que je suis veuve depuis presque deux ans. Pour tout vous dire, il ne me manque pas, et je suis plutôt satisfaite d'avoir repris les affaires. Oh bien entendu, quand je parle de lui en public, j'en ai la larmichette au coin de l'oeil... Histoire de faire bien. Sachez juste que c'est une belle mascarade. Je suis pleinement épanouie depuis que je peux m'envoyer en l'air avec qui j'en ai envie, et quand j'en ai envie. Je ne suis pas fleur bleue, loin de là. M'encombrer d'un coeur et d'amour ne m’intéresse pas.

→ ENTRE NOUS… CROIS-TU RÉELLEMENT EN L’AMOUR ?

Là n'est pas la question. Y croire ou ne pas y croire... Ce n'est pas franchement ce qui me turlupine. Je pense que l'amour existe pour tout ceux qui s'y intéressent. Pour ma part, tout ça est bien trop vague. La sensation d'attache ne me sied guère.

→ PARLE-NOUS DE TA PREMIÈRE HISTOIRE D'AMOUR.

J'ai été mariée très jeune à mon défunt époux. Aussi, je n'ai jamais réellement ressenti quoi que ce soit pour quelqu'un. Pas même pour lui. Il aurait voulu que je lui donne un fils, je m'y suis toujours opposé. Pas d'attaches. Pas de partage. Pourquoi me lier à un seul homme quand des millions m'entourent ? J'ai souvent été infidèle, et je ne m'en suis jamais cachée. Je ressens le besoin d'avoir la main mise sur ce que je convoite, plus par ego qu'autre chose. Aussi, quand j'ai quelqu'un en ligne de mire, je tente le tout pour le tout, afin de le mettre dans mon lit.

→ COMMENT VOIS-TU LA PERSONNE DE TES RÊVES ?

L'homme de mes rêves... J'ai presque envie d'en rire. Je sais bien qu'il n'existe pas. Il me faudrait le façonner à mon bon vouloir pour qu'il ressemble enfin à quelque chose à laquelle je pourrais accorder une confiance aveugle. Une belle gueule. De la fidélité, de la loyauté. Une pointe de fanatisme. Des œillères. Un collier. Une laisse. Et voilà, vous l'avez, votre homme parfait.

Giovanna Diana Di Galardi
ft Eva Green
Laisses toi faire... De toute façon ne peux plus m'échapper.


Hello! moi c'est Giovanna, mais tout le monde me nomme "La Matronne", ou "Boss". J'ai vu le jour le 12 Juillet 1984 à Florence, en Italie. J'ai donc 31 ans. Il se trouve que je suis hétérosexuelle et veuve. Pour gagner ma vie je suis à la tête d'un empire de la drogue... Un Parrain au féminin.. Je fais partie des Just Like Animals. Il paraît que je ressemble énormément à Eva Green. Et je remercie Bazzart pour les images de mon joli visage.

Secrète ▻ Élégante ▻  Calculatrice ▻ Séductrice ▻Maniaque  ▻ Discrète ▻ Colérique ▻ Obstinée ▻ Possessive ▻ Oratrice ▻ Impatiente ▻ Maîtresse de soi ▻ Autoritaire ▻ Agréable aux yeux de tous

▻ Elle ne fume que des Fine 120 Mentholées ▻ Elle aime porter des gants quand elle sort. ▻ Elle ne conduit jamais, son chauffeur s'en charge ▻ C'est une cavalière émérite ▻ Elle possède d'ailleurs sa propre monture, un Andalou qui lui à coûté une petite fortune ▻ Elle déteste devoir se salir les mains. Faire faire le sale boulot aux autres lui convient bien mieux. ▻ Elle possède un Smith et Wesson M10 dont elle ne se sépare jamais, au cas où. ▻ C'est d'ailleurs une excellente tireuse. ▻ Elle possède en tout 6 employées de maison chargées de garder le manoir plus rutilant que jamais... Madame ne supporte pas la saleté. ▻ Elle est allergique aux acariens. ▻ Elle considère chaque transactions comme un jeu de séduction. Et ça marche. ▻ Personne n'a jamais réussi à estimer sa fortune. Enfin, celle de son mari devenu la sienne. ▻ Elle ne se chausse que chez Louboutin. Et vive la France. ▻ D'ailleurs, c'est une grande amatrice de cuisine Française. ▻ Elle adore écouter du classique quand elle est dans son bureau, et joue du piano à merveille.

Stay with me

Prénom/Pseudo ⊱ Mimine Âge ⊱ 23 ans Scénario ou PI? ⊱ PI Présence ⊱ 5/7 Comment as-tu découvert CIL? ⊱ Bah... On m'y a entraîné de force. Comment le trouves-tu? ⊱ Il est coul donc je reste :pUn double compte? ⊱ Pandore I. CharapovaUn dernier mot? ⊱ On a tous quelque chose en nous de Tennessee.

Code:
<span class="pris">EVA GREEN</span> ⊱ Giovanna D. Di Galardi


Dernière édition par Giovanna D. Di Galardi le Jeu 5 Fév - 13:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Vous allez adorer me détester ♥   Mar 3 Fév - 22:42

Entretien avec la Matrone



Les écrits sont penchés. Presque illisible, comme si l'auteur n'avait pas eu le temps de réfléchir aux lignes que traçaient son stylo. Sur le carnet de notes au vieux papier jaunit, on peut lire ceci :

Interview de Giovanna Di Galardi.
Jeudi 5 février, 19h30. A son domicile.

Tout d'abord pour commencer, sachez que j'ai du batailler bec et ongles pour décrocher cette entrevue. Celle que l'on surnomme la Matrone me semble presque irréelle tant elle est inaccessible. Il suffit de regarder sa presque forteresse dans laquelle elle se cache, derrière de hauts murs blancs et quelques gorilles en costard qui portent bien l'arme de poing... C'est flippant, je vous le dis. Je suis arrivé à l'heure. ses sbires m'ont interdit la caméra, et même le micro. J'ai été fouillé au moins en deux fois pire qu'à l'aéroport. Une fois qu'ils ont été certains que je n'avais rien qui puisse mettre leur patronne en danger, j'ai pu entrer sur une cours plus luxueuse qu'un jardin VIP de Miami. Je vous épargnerais les détails, mais palmiers et piscine sont de rigueur. C'est une domestique qui est venu m'ouvrir la porte. Une petite asiatique un peu timide et bien élevée qui m'a tout de suite mené jusque dans un grand salon aux plafonds très hauts. Je me souviens encore du bois qui crépitait dans la cheminé et du bruit feutrés qu'ont produit les talons de la Matrone sur les grands tapis, lorsqu'elle m'a rejoint. Elle a ordonné qu'on me débarrasse de mon manteau. Nos mains se sont serrées en une poignée franche, son regard n'a pas lâché le mien et alors je me suis vraiment dis qu'elle méritait sa réputation redoutable. Redoutable et franchement canon. J'ai commencé comme ça :

- "Bonsoir, madame Di Galardi, et merci de m'avoir accueilli dans votre demeure pour cette interview. Je crois d'ailleurs être le seul depuis la mort de votre mari, à avoir pu y mettre les pieds je me trompe ?"

Elle s'est assise. C'est avec un petit sourire joueur qu'elle m'a répondu :

- "Enchantée, moi de même monsieur Campbell. Asseyez vous, je vous en prie. Désirez vous quelque chose ? Un scotch ? Un simple thé ?"

J'avoue avoir été désarçonné sur ce coup là, parce que comme un con, j'avais omis de me présenter, mais elle avais l'air déjà bien renseigné à mon sujet. J'en ai eu un frisson il me semble. C'est que cette femme avait des tas de rumeurs qui couraient sur le dos... Et pas des moindres.

-" Navré d'être aussi impoli, madame. Drew Campbell, reporter au Times. Mais comme vous semblez déjà le savoir, je ne vais pas m'éterniser sur ce sujet là, puisque..."

-" Avec ou sans glace ?"

-" Je vous demande pardon ?"

-"Le scotch, monsieur Campbell... Le scotch. Avec glace, ou sans ?"


Encore une jolie manière de me faire comprendre que c'était elle, qui menait l'échange. J'avoue avoir été mis sur le cul un bon nombre de fois, et dès le départ, elle m'a montré que si j'étais là, c'était uniquement parce qu'elle l'avait désiré. En gros valait mieux pas que je joue au con. Enfin, c'est l'impression qu'elle m'a donné.

-"Euh, avec. Merci."

Sa domestique s'est tourné ensuite vers elle, attendant sagement, et l'italienne lui a alors dit, d'un ton très doux :

-" Un Martini pour moi, Hachiko."

Après ça, elle à immédiatement replongé son regard dans le mien. J'ai déglutis, et m'en suis même surpris à avoir les doigts qui glissaient un peu autour de mon stylo. Le stress est bien vite monté.

-" Bien... Donc, comme je vous le demandais, des suites de la mort de votre époux, vous n'avez plus jamais organisé de réceptions, ici, contrairement à lui... Pourquoi ? Est-ce une façon de mieux gérer votre deuil ? Ou... Est-ce pour éviter que nous ne connaissions enfin la vérité vraie ?"

J'ai pas tourné cent ans autour du pot. Je pensais que ce n'était pas la meilleure façon de la faire parler. Mais c'est avec un grand éclat de rire qu'elle m'a répondu :

-" Alors vous... Les journalistes... Vous aimez le risque. Vraiment."

Elle s'est penchée un peu vers moi, et j'avoue avoir lorgné sur son décolleté outrageusement dégagé, puis elle m'a rappelé à l'ordre en se raclant la gorge :

-" Prenez le comme vous le voulez, sachez juste que je n'ai pas du tout envie de vous parler de tout ça. Ou du moins pas tout de suite."

J'ai entendu les petit pas d'Hachiko sur le parquet, puis sur la moquette, et elle nous a déposé les verres sur la table. Giovanna s'est saisi du sien, et avec un léger sourire ostensiblement moqueur, elle m'a dit :

-" Si nous faisions les choses dans l'ordre ? Ce serait tellement plus logique, et tellement plus respectueux. Pourquoi ne parlerions nous pas de moi ? Que je vous dévoile les grands moments de ma vie, qu'en pensez vous ?"

Je n'ai pas répondu tout de suite. En fait, ça me mettrais à la bourre sur mon programme, mais en même temps, j'obtiendrais des tas de scoops exclusifs. Personne ne sait réellement qui est cette Giovanna au final. Elle entretien un mystère étonnant sur toute sa vie, et on entend de folles choses à son sujet, mais sans savoir si tout cela est vraiment fondé ou non. Du coup après hésitation, j'ai accepté. J'allais tenir un article complet sur celle qui attise la curiosité de chaque habitant de Chicago.

-"Bien. J'aurais mieux fait d'emmener mon ordinateur, mais tant pis. Je suis prêt à vous écouter, Madame."

Elle a encore sorti son petit rictus. Cette femme est fière, sûre d'elle... Tellement déstabilisante que pour la première fois, j'avais vraiment le trac. Et c'est comme ça qu'elle a commencé, une fine 120 mentholée coincée entre ses lèvres pulpeuses et peintes d'un rouge éclatant :

"Je suis née à Florence. J'ai l'Italie dans le sang. La chaleur dans les veines, le geste facile. J'ai toujours beaucoup aimé mon pays. L'Italie et son linge aux fenêtres... L'odeur de sa cuisine si délicate... Il me suffit de fermer les yeux pour imaginer les fourneaux de ma mère, sa façon de traiter les condiments, avec amour et passion."

Son sourire se fait plus doux. Peut être plus nostalgique aussi.

"Je suis issue d'une famille aristocratique très réputée à Florence. Aînée d'une fratrie de 5 enfants, je suis la seule fille. Mon père n'a jamais vraiment fait attention à moi. Avoir une fille ne l’intéressait pas pour le moins du monde. Il voulait perpétuer son nom, léguer les affaires... Et donc à ses yeux, étant une fille, je ne servais pas à grand chose. J'ai tout de même reçu une éducation plus qu'exemplaire. Un professeur particulier pour les cours d'école, et un des meilleurs d'Italie. Des cours de piano, des cours d'équitation... Mes parents avaient en tête de me faire devenir un de ces parfaites petites filles qui touchent à tout et savent se comporter avec grâce et obéissance."

Elle écrasa sa cigarette, marquant une légère pose. Son visage portais cette expression rieuse, et je devinais, dans ses yeux, qu'elle semblait amusée par ce qu'elle me racontais.

"Je ne sais pas pourquoi mais en ce qui concerne le côté "obéissante" j'ai quelques doutes, Madame..."

Je me permis cette remarque, et ses lèvres s'étirèrent en un sourire presque prédateur tant il fut charmant :

"Un jour, je vous questionnerais sur ce que vous pensez de l’obéissance, monsieur Campbell. Mais nous n'en sommes pas là."

Je ne pige pas bien le sens de sa phrase et n'ai même pas le temps de répliquer, qu'elle se mit à poursuivre :

"Passons. Effectivement, j'étais plutôt de ces enfants à l'esprit libre. J'avais envie d'apprendre, sans arrêt, mais n'appréciais pas que l'on me force à faire des choses qui ne me plaisaient pas. Je remarquais aussi la drôle de façon qu'avait mon père de m'esquiver et de m'ignorer. J'étais par contre le petit bijou de ma mère, et je la trouvais étouffante... Tout et rien. C'étaient ça, mes parents, et leur façon de me faire grandir... Mais j'étais loin d'être dupe. J'ai donc pris ce que l'on m'offrait, profitant du piano, des chevaux, et de toutes les connaissances riches que l'on m'apportait au quotidien. Et puis le temps a passé. Je devenais une jeune femme pleine d'assurance. Peut être trop. J'avais de l'ambition, et j'ai mille fois essayé de montrer à mon père que j''étais capable, tout autant qu'un homme, de tenir ma place à ses côtés. J'en avais envie. Ou peut être était-ce juste l'envie qu'il me remarque enfin ? J'ai découvert sur le tard, ce que trafiquait mon père, et j'ai vite compris d'où nous venait tout cet argent, toute cette abondance...  La drogue et ses vices."

Elle plongea son regard dans le mien, et je la soupçonnais d'essayer de discerner le moindre mal être. Je restais stoïque, la main un peu douloureuse à force d'écrire. Après quelques secondes et une gorgée de bourbon avalé qui me brûla un peu la gorge, elle se remit à me parler de sa vie :

"J'ai bien essayé de lui montrer mes valeurs mais il n'a jamais rien voulu savoir. Il préférait de loin consacrer tout son temps à mes frères, me renvoyant dans les cuisines à la moindre occasion : la femme n'avait pas sa place dans les affaires de l'homme. J'avoue avoir été blessée par son comportement mais ce n'était absolument rien, comparé à ce qu'il me concoctais dans le dos... Ma mère à toujours juré n'être au courant de rien, mais ce jour là, je m'en rappellerais toute ma vie, Campbell... Croyez moi. Vous désirez autre chose à boire ?"

Putain, je déteste quand quelqu'un s'arrête au moment où l'histoire semble prends un tournant important. Un peu comme les films au cinéma, et c'est exactement ce qu'elle fit à ce moment précis. Le stylo légèrement levé au dessus de mon calepin, j'hochais légèrement la tête en signe de dénégation :

"Non, merci bien, madame. Poursuivez."

Elle claqua des doigts et sa petite servante japonaise s'empressa de lui resservir un Martini. Tout en regardant l'asiatique procéder, c'est avec une pointe d'amusement dans la voix qu'elle me répondit :

"Est-ce un ordre, monsieur le journaliste ? Sachez que je suis plutôt réticente parce que... D'ordinaire, c'est moi qui donne les directives."

Elle s'est penchée vers moi pour me dire ça. J'ai lorgné une fois de plus au creux du tissus qui recouvrait sa poitrine, alléché par ce sillon délicieux, quelque part entre ses deux seins...

"D'ailleurs vous feriez mieux de me regarder dans les yeux quand je vous parle, Campbell."

J'ai déglutis, mal à l'aise. Ce l'a fait rire. Elle s'est rassise correctement dans son fauteuil de velours, puis s'est saisi du verre plein de son liquide translucide, en buvant une gorgée pour reprendre :

"N'ayez crainte, je suis toujours courtoise avec mes invités. Poursuivons. Je disais donc qu'à l'orée de mes 19 ans, il a eut ce jour qui m'a marqué. Mon père avais demandé à ce que l'on me fasse belle. Il fallait que je ressemble à une vraie femme, que je n'oublie surtout pas les bonnes manières. Et c'est là que je l'ai rencontré... Tony, mon mari."

On y vient.

"Il était plutôt charmant à l'époque, mais sûrement beaucoup trop vieux, déjà, pour m’intéresser. Il avait trente cinq ans. C'était un associé de mon père. Il a bien essayé de me séduire, me pensant trop jeune et trop naïve pour me méfier mais... Dès ce jour j'ai compris. J'ai compris que mon père avait choisi cet homme pour construire mon avenir. Je n'ai rien dis. Puisque leur désir était que je joue les potiches de service, je l'ai fais, et je me suis laissée entraîner dans leur petit jeu un peu trop malsain. J'avais tout à y gagner."


Toutes des garces, en vrai.

"J'ai fais ma petite enquête. J'ai su assez rapidement, en faisant parler cet idiot de Tony, qu'il désirait s'émanciper un peu de l'emprise de mon père, et ainsi faire fructifier son business pour lui seul. M'en faire profiter pleinement, me rendre heureuse, me chérir et blabla... Je vous passe les détails. Des promesses fumeuses, quoi que, au final, il est devenu tellement effrayé à l'idée que je puisse partir qu'il m'a gâtée comme une véritable princesse..."

Je me rappelle l'avoir vu rire de manière sinistre, ce qui ne manqua pas de me mettre encore un peu plus mal à l'aise... Tout semblait se dessiner plus nettement à mesure qu'elle avançait dans son récit.

"Tout à basculé lorsque mon père à quitté l'Italie pour rejoindre une de ses maîtresses, laissant alors les rennes aux mains de son associé. Il à tout plaqué, tout, emportant seulement sa fortune avec lui. Et c'est ainsi que Tony Di Galardi devint le chef de cartel le plus puissant de notre contrée Italienne. Je l'épaulais à ma manière, tantôt aimante, tantôt cinglante, l'obligeant à assumer ses responsabilités, l'obligeant à se battre férocement comme le lion qu'il n'était pas... Et je désespérais de voir peu à peu notre nom et notre famille, salie par ses échecs. Alors j'ai décidé, sans qu'il en prenne conscience, de lui souffler quelques idées. Idées brillantes au demeurant qui ont tout de suite remis les affaires à leur niveau le plus avantageux. Il était content de moi, et avait toujours l'impression de gérer le business. Mais ce n'était plus lui, le véritable Patron, dans l'histoire. Et il ne s'apercevait de rien. Pauvre con."

Je buvais ses paroles. C'était évident maintenant : elle l'avait sûrement tué.

"Enfin, au final, ça à duré des années, comme ça. Je lui soumettais des idées, des noms, des montants, et il exécutait gentiment, toujours persuadé de gérer de main de maître. Pendant ce temps, je jouissais de notre fortune, passant le plus clair de mes journées à m'adonner à tout genre d'activités, des plus anodines, au plus coquines."

J'ai marqué un temps d'arrêt suite à ses révélations. Comment voulez vous qu'il en soit autrement quand une femme de son envergure vous avoue qu'elle s'envoie en l'air dans le dos de son mari qu'elle a probablement liquidé ? Il ne lui a pas fallu dix minutes pour remarquer mon soudain changement de comportement. Et encore une fois, décroisant ses jambes dignes d'une déesse, elle s'est rapproché de moi, avançant son buste avantageux juste sous mes yeux :

"Aurais-je dis quelque chose qui vous dérange, monsieur Campbell ?"

"Euh non, pas du tout."

"Vous mentez mal."

Elle a eut cette mimique absolument déroutante, puis persuadée, je suis sûr, d'avoir une attraction fatale sur moi, elle a passé sa langue sur sa lèvre supérieure, le regard pétillant d'une malice insolente. Bordel de merde... C'est vrai qu'elle me déstabilisait. Mais j'me suis pas laissé démonter.

"... Madame Di Galardi, à force, je vais croire que vous le faites exprès."

"De ?"

"De jouer avec moi ?"

J'avais osé, oui. Et j'avais chaud, partout. Elle s'est reculé légèrement, et puis c'est avec simplicité qu'elle m'a répondu :

"Ce n'est que le début, Drew, croyez moi."

J'pigeais toujours pas ses allusions. C'était assez bizarre en fait.

"Comment ça ?"

Les lignes suivantes sont raturées. Illisibles. Le papier est froissé.

"Mon pauvre Drew... Ai-je été si mauvaise avec toi ?"

"Bien sur que non, Madame..."

Mes lèvres pulpeuses ne peuvent réprimer un petit sourire satisfait. Mes talons aiguilles frappent doucement le marbre qui recouvre le sol, et je froisse un peu plus ce papier entre mes doigts aux longs ongles rouges.

"Pourquoi ne pas avoir écris la suite ? As-tu... Honte de ce qu'il t'ai arrivé ?"

J'en ai un petit rictus. Il faut dire que je me souviens parfaitement de ce qui s'est passé ensuite. J'ai joué les inaccessibles, comme toujours. Puis je lui ai raconté la suite de l'histoire, l'intervention de la mafia russe, l'énorme perte d'argent encourue... Cette tonne de came qui m'appartient et qui dort dans les entrepôts de mon ennemi juré : Aleksei Romanov. Je rêve de le voir mort, celui-là. Mais pas avant d'avoir récupéré ce qui m'appartient... Et il est certain que je ne lâcherais pas l'affaire, ça non. Qu'il en soit certain. Je lui ai aussi raconté comment j'ai finis par tuer mon époux, agacée de le voir perdre autant de temps à courir à courir la gueuse pour espérer se revoir bander un jour... Tout ça au dépit de notre empire. Et après ça... Et bien après ça, je lui ai tout simplement montré ce que c'était qu'une vraie femme. Et il semble qu'il ai apprécié... Puisque aujourd'hui , près de deux mois après cette interview, il revient fréquemment me rendre visite.

Je me rapproche de lui, ma victime, ma proie... Mon jouet. Jeune, beau... Obéissant. Il est assis sur une chaise au design très simple, les mains liées dans le dos. Et voilà que je viens m'asseoir à cheval sur ses genoux. Le bout de mes doigts frôlent son beau visage, puis son cou, sa clavicule, son épaule virile et enfin, son torse nu. Son regard s'ancre dans le mien, je sais ce qu'il attend. Mais avant, il répond à ma question, sans me quitter des yeux :

"Non, Madame. Je n'ai pas honte."

Il ment, je le sais. Il ment, mais il ne peut déjà plus se passer de moi. D'une caresse, ma main devient plus cinglante, venant rougir sa joue en une gifle soudaine :

"Je n'aime pas vraiment que tu me mentes... Drew. Je te l'ai déjà dis."

Et voilà qu'elle redevient caressante, cette main. Elle s'insinue quelque part entre ses cuisses, et je le surprend à se morfondre dans un soupir peu discret. Je sais qu'il n'aimerait pas que tout ce qui se passe entre nous s'ébruite... Mais il prend plaisir à se faire ainsi dominer, se faire ridiculiser... Et ce pour mon plus grand plaisir personnel.

"Je te le répètes, Drew. Tu as honte de ce qui t'ai arrivé ?"

"...Ou-oui Madame... J'ai honte d'aimer ce que vous me faites subir."

Brave petit. Ça ne fait que commencer.




Dernière édition par Giovanna D. Di Galardi le Mar 17 Fév - 23:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Vous allez adorer me détester ♥   Mer 4 Fév - 10:19

Re-Bienvenue, ma belle. I love you
Merci de ton inscription, même si tu connais la maison, ma boîte MP t'es ouverte si besoin se présente.
Bon courage pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: Vous allez adorer me détester ♥   Mer 4 Fév - 13:08

Merci Charlie ♥

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♔ CELEBRITE : Emeraude Toubia
♔ ARRIVÉE LE : 14/04/2014

MessageSujet: Re: Vous allez adorer me détester ♥   Mer 4 Fév - 13:44

Je te souhaites la rebienvenue ici !
Et j'ai bien hâte de voir ce que tu vas faire de ce nouveau perso ! I love you


I don't say his name, no more.
I know that's what people say-- you'll get over it. I'd say it, too. But I know it's not true. Oh, youll be happy again, never fear. But you won't forget. Every time you fall in love it will be because something in the man reminds you of him.
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MessageSujet: Re: Vous allez adorer me détester ♥   Mer 4 Fév - 16:04

Bienvenue miss :)
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MessageSujet: Re: Vous allez adorer me détester ♥   Jeu 5 Fév - 13:13

Eva green, je ne la voyais plus vraiment bon courage pour ta fichette
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MessageSujet: Re: Vous allez adorer me détester ♥   Jeu 5 Fév - 13:24

Merci à vous ♥
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MessageSujet: Re: Vous allez adorer me détester ♥   Mer 18 Fév - 9:51

Manifaïque fiche I love you
J'ai adoré ton histoire, surtout la manière dont elle est tournée en interview.
Je te valide de ce pas, à nouveau ! :D


J'ai toujours pensé que la vie valait la peine d'être vécue, rien que pour le plaisir qu'on peut se procurer si l'on est assez malin pour ça.
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MessageSujet: Re: Vous allez adorer me détester ♥   

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Vous allez adorer me détester ♥
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